Projet de solidarité internationale au centre de Balimba
Les enfants de la rue à Sarh, sud du Tchad



NOS TEMOIGNAGES APRES CE VOYAGE


Les enfants aiment bien jouer aux professeurs/élèves.


Le petit Prince avait raison…il faut un temps pour s’apprivoiser mutuellement. Sans tomber dans l’angélisme, il me semble que c’est ce qui se fait, avec beaucoup de bienveillance de part et d’autre. Le directeur du Foyer nous dit que les enfants se tiennent bien parce que nous sommes là ! Il est sans doute bien placé pour le savoir…En tous cas ils sont très serviables, dès notre arrivée ils se précipitent pour décharger nos affaires qu’ils placent précautionneusement sous la paillotte. Ils passent des jeux, au soutien scolaire sans problème, ce qui est admirable quand il s’agit de reposer un ballon de foot ! Le foot, parlons-en ! Ils y jouent pieds-nus (ouille les cailloux ! ouille le ballon !) et j’ai vu « défiler » quelques gros orteils bien abîmés ! Alors je fais de beaux pansements renforcés et je me fais moquer gentiment par les autres membres du groupe : ils n’en auront pas tant quand tu seras partie et ils continueront à marcher pieds-nus ! Eh bien, au moins pendant mon séjour, quelques plaies seront peut-être cicatrisées, sans compter que ce ne doit pas leur être indifférent que quelqu’un fasse attention à eux, en tous cas c’est pour ça que je mets tout mon cœur à soigner ces « petits bobos » ! Sr Francine


Avant d’arriver au Tchad, je ne réalisais pas vraiment les difficultés et le manque des besoins fondamentaux des enfants de la rue recueillis aux foyers. Sur place et maintenant au retour, je témoigne cette réalité : manque de nourritures (Quelques enfants ne mangeaient qu’une fois par jour pendant ces derniers mois à cause du manque de financement de l’association), manque de matériels scolaires (un cahier sert pour quelques années), logement au plus basique (les enfants dorment sur tapis comme matelas). Malgré ceux-ci, les enfants témoignent leur joie et simplicité de vivre et leur fraternité forte entre eux. Beaucoup, si ce n’est tout le monde, ont également une détermination de réussir soit dans les études supérieures soit dans les formations professionnelles (en particulier mécanique, couture, menuiserie) afin de fonder une famille heureuse qu’ils n’ont jamais vécu et aussi de revenir plus tard aider d’autres enfants de la rue. Votre aide permettra de participer à la nourriture et à la scolarisation de ces enfants, merci beaucoup pour eux. Micky


La rencontre avec les enfants de Balimba a pour moi été bouleversante. Elle a communiqué à chacun d’entre nous, Français et Tchadiens, une grande joie : celle de Donner et de Recevoir. Les enfants nous ont manifesté une attention et une volonté d’apprendre inattendue. Cependant, cela ne masque pas les difficultés, essentiellement matérielles. Parfois, à l’école, dans des classes surchargées (comptant près d’une centaine d’élèves), sans aucun matériel, les enfants peinent à apprendre car ils ont faim ! Nous avons fait « de notre mieux », mais il reste beaucoup à faire. Mathieu


Une aventure époustouflante, et oh combien enrichissante.. Ces trois semaines m’ont permis de côtoyer une réalité que j’avais à peine imaginée. La pauvreté est omniprésente, les personnes que nous avons rencontrées ont vraiment peu de chose à elles. Elles en ont une qui cependant, m’a beaucoup étonnée : la Joie. Ce sourire qui habille leurs visages noirs, illuminent leur être. Les enfants dont nous nous sommes occupés ont tous vécu dans la rue, et ont accepté de quitter leur ‘liberté’ pour partager leur vie avec d’autres enfants dans le même cas. Leur volonté de trouver une situation convenable est bien marquée. Cette forte volonté chez un enfant d’une quinzaine d’année est vraiment touchante. Cependant, ils manquent vraiment de moyens financiers pour y parvenir. Ce manque d’argent conduit à des problèmes d’alimentation, d’hygiène, de scolarisation et même d’éducation. Nous nous sentons maintenant concernés de prêt par tous ces manques. Nous avons donc le désir profond de partager la situation de ces enfants pour sensibiliser des personnes capables de les aider au niveau financier. D’avance, merci pour eux, pour leur présent et pour leur avenir. Claire


Ces moments vécus avec les enfants du foyer Balimba ont vraiment été très forts. Ces enfants ont tous un passé très difficile et pourtant ils nous ont accueillis avec une simplicité et une joie que je n’avais jamais vue auparavant. Ces trois semaines au Tchad nous ont permis de prendre conscience des difficultés sur place. Le manque de moyens et de matériel est vraiment affolant, ces enfants manquent de tout, à commencer par la nourriture. Le foyer fonctionne uniquement avec l’aide extérieure, or ses premiers donateurs semblent avoir passé la main. Nous espérons que notre venue sur place va relancer les choses et va permettre au foyer d’accueillir et de soutenir ces enfants qui en ont tant besoin. Elise


Un dépaysement totale, nous sommes partis le 7 juillet de Paris pour trois semaines au Tchad avec l’espoir d’apporter aux enfants que nous rencontrerions un peu de soutien et d’amour dans leurs vies si difficile. Ce sont eux qui nous ont montré les vraies valeurs de la vie par leurs sourires et leur joie de vie. Nous avons passé beaucoup de temps avec eux, nous avons essayé de les connaitre malgré la courte période sur place, nous avons essayé de voir quels sont leurs réels besoins. Dire qu’ils manquent de tout pourrait paraître un peu excessif, et pourtant c’est tellement vrai ! A cause de ces carences ils se soucient d’autant plus de leur avenir, mais comment avoir un avenir quand une fois le baccalauréat acquis le foyer n’a pas les moyens de payer des études supérieures ou des formations en apprentissage aux enfants ? Blandine


Passer trois semaines au foyer Balimba avec les enfants des rues ne laisse pas indifférent. Pour ma part, je ne pensais pas qu’aujourd’hui encore, des enfants puissent vivre dans une telle pauvreté. L’essentiel pour eux et leurs accompagnateurs : se nourrir et aller à l’école. Mais ces droits naturels sont de plus en plus difficiles à atteindre faute de moyens financiers. En guise d’habitation, une case pour huit ou dix enfants, avec deux nattes servant de lit. Un puit s’érige au milieu du foyer pour étancher leur soif et faire un brin de toilette. Pour y puiser l’eau, une chambre à air au bout d’une corde usée. Un éducateur (menuisier de formation !) tente au quotidien de mettre ces enfants debout, de leur donner une éducation et les faire grandir. Mais combien de temps tiendra t-il dans de telles conditions ? La même question pour chacun de nous : maintenant que nos yeux ont vu, nos oreilles entendu, comment continuer un bout de chemin avec et pour ces enfants si attachants et courageux ? une chose est sûr : l’Amour est inventif à l’infini ! Sr Pascale


Un défi finalement que de remplir une mission auprès des enfants de la rue sur une période aussi courte ! Animation, éducation, jeux, soutien scolaire : c'est ce que nous avons réalisé auprès d'eux en à peine deux semaines et demie. Il aurait fallu du temps pour apprendre à mieux les connaître, pour adapter notre pédagogie, etc... c'est un peu frustrant ! Néanmoins, quand je réfléchis, avec humilité, à ce que nous avons pu apporter à ces jeunes, je me dis que le bilan est positif. La première chose, c'est que nous sommes venus égayer leur routine quotidienne. Bien qu'ils ne manquent pas de joie de vivre malgré la dureté de leur vie au foyer, sans parents, j'ose affirmer que nous leur en avons apporter aussi, de la joie. C'est avec plaisir et avec le sourire aux lèvres qu'ils se sont prêtés aux jeux proposés, qu'ils ont appris plusieurs chansons gestuées, qu'ils ont partagé avec nous des moments de complicité et de franche rigolade, qu'ils ont confectionné des colliers de perles et des bracelets brésiliens. Et ce faisant, nous leur avons offert un peu d'attention et un peu de temps, c'est ce qui compte par dessus tout ! En ce qui concerne le soutien scolaire, j'ai l'impression d'avoir apporté bien peu, toujours faute de temps. Il y a tellement de règles de bases qu'ils n'ont pas assimilées en français et en maths ! Cependant, après avoir partagé sur ce point avec les autres membres du groupe, je me dis que si nous avons pu leur permettre d'acquérir certaines connaissances, c'est quand même gagné ! Et ces connaissances leur permettront sans doute de comprendre d'autres choses en retour ! A la fin de notre séjour, le directeur du centre et les jeunes ont très bien su nous manifester leur reconnaissance, et ça m'a vraiment mis du baume au cœur ! C'est là que j'ai vraiment mesuré que notre mission avait porté du fruit ! Caroline


Joie et sourire des enfants.


Devant le puit que le foyer utilise pour puiser de l'eau.



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